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PIDS 2022 : The Seed multiplie les oursons pour Cajoline

En mai 2019, Romain Bourzeix, dirigeant du studio The Seed (à l’époque D-Seed), nous parlait des effets visuels du film de science-fiction Io.

A l’occasion du PIDS 2022, il est cette fois revenu sur une ambitieuse campagne pour Cajoline et son célèbre ourson, décliné ici en de multiples variantes.

Le défi était de taille : 6 films en 3 ans, 260 plans, jusqu’à 10 oursons par plan et 24 passes par ourson !

Voici deux films de cette campagne, suivis de quelques informations sur les coulisses du projet et du making-of vidéo.

Un pipeline soigné

En raison de la présence massive de fourrure et d’un grand besoin de souplesse, l’équipe a dû anticiper les problématiques et bien réfléchir au workflow, d’autant plus avec des plannings assez serrés.

Cette anticipation s’est retrouvée sur le plateau : The Seed a numérisé les décors par photogrammétrie afin de disposer de bonnes références pour le positionnement/tracking en aval et pour pouvoir parer à tout changement de concept : par exemple, une modification du positionnement d’un ourson.

Entre Ted et peluche

Le design fut une étape clé, a indiqué Romain Bourzeix. En effet, la mascotte Cajoline est indissociable de la marque et particulièrement ancrée dans l’imaginaire collectif : à tel point que les oursons des films allaient être déclinés en peluches sur certains territoires.

Le choix a été fait de retenir une approche « nounours stylé », comme l’explique Romain Bourzeix, en partie inspirée de l’ourson du film Ted.

Romain Bourzeix lors du PIDS 2022

De très nombreuses variations ont ensuite été créées, avec des influences puisées dans la pop culture et jusque dans les super-héros.

Le travail d’animation a fortement évolué au cours de la campagne : si le premier spot utilisait fortement la motion capture (avec les solutions Perception Neuron et Rokoko), le dernier spot s’est essentiellement appuyé sur de l’animation traditionnelle et une banque de mouvements.

Enfin, l’équipe s’est appuyée sur un workflow colorimétrique ACES : un choix contraignant, admet Romain Bourzeix, mais qui a aussi et surtout de gros avantages. Les moteurs de rendu Octane puis Redshift ont permis de rendre les oursons. Notons aussi que des effets plus classiques sont venus en complément : travail sur les décors, simulations de vêtements (logique pour un produit destiné au linge !), nettoyage de plans ont ainsi fait partie intégrante du quotidien des équipes.

Un joli défi relevé sur 3 ans, et une belle carte de visite pour le studio.

Voici pour finir le making-of vidéo :

Pour en savoir plus

  • Le site de The Seed.
  • En parallèle de ses activités de CEO/VFX Producer chez The Seed, Romain Bourzeix dirige aussi Spline, studio de tournage, production virtuelle et motion control. Nous l’avions évoqué en fin d’année 2021 : Spline travaille en effet sur une solution de camera tracking et est en recherche de partenaires susceptibles de pouvoir tester la solution sur leurs projets.
  • Enfin, nous avions interviewé The Seed sur les effets visuels du film de science-fiction Io, visible sur Netflix.
https://www.youtube.com/watch?v=Ex4_SxO4D1o

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