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Kodak sort de la faillite, mais à quel prix ?

Kodak sort officiellement de la protection de la loi américaine sur les faillites (le fameux Chapitre 11). Après avoir raté le virage de la photo numérique, le groupe était en effet sombré financièrement. Triste destin pour la société qui, justement, avait créé en 1975 le premier appareil photo numérique.

Mais ce redressement a eu un coût terrible pour le groupe : la majeure partie des activités liées à la photo ont été liquidées, des dizaines de milliers d’employés renvoyés, et des brevets revendus à tour de bras.

Kodak comptait 64 000 employés avant la crise : ils ne sont plus que 8 500. Le groupe se consacrera désormais surtout sur les services aux entreprises. Kodak conserve par exemple l’impression numérique haute vitesse, ‘impression sur des emballages ou encore une activité liée aux films qui permettent l’impression de circuits électroniques.

L’activité de tirage photo et d’impression de documentation a été cédée au KPP (Kodak Pension Plan), un fond de retraite situé au Royaume-Uni qui était un créancier important du groupe.
Exit également les albums en ligne, les commandes de tirages et enfin les brevets revendus 525 millions à Apple, Google, et d’autres sociétés.

A l’AFP, le groupe a affirmé disposer désormais d’une trésorerie supérieure de 695 millions à ses dettes.

L’activité cinématographie/télévision perdurera : Kodak indique à Variety que la branche Entertainment Imaging représente une division « stable et profitable » du groupe. Il en profite d’ailleurs pour promouvoir ses deux nouveaux films destiné à l’archivage, lancés l’an passé : si les clients potentiels hésitaient en raison de la faillite, Kodak entend bien leur prouver que la société est redevenue fiable.

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