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MPC, The Mill, Mikros vont quitter le groupe Technicolor

Mise à jour : Edition du titre afin de le clarifier.

Technicolor poursuit sa restructuration et compte se séparer de ses activités d’effets visuels et animation, nous apprend Les Echos. Elles seront regroupées dans une nouvelle société qui sera introduite en bourse.

Une restructuration par étapes

Cette nouvelle stratégie fait suite à un long processus de restructuration entamé avec l’arrivée du directeur général Richard Moat en 2019 : sa mission principale était de redresser le groupe, en mauvaise posture financière (Technicolor étant alors endetté et déficitaire) et boursière (65€ l’action en mai 2017 contre 2.90€ actuellement).
Dans le cadre de ce plan de restructuration, Technicolor s’est séparé de 30% de ses effectifs environ (entre 4000 et 5000 personnes ont perdu leur poste), et a aussi opéré une restructuration financière en 2020.

La longue chute du cours de l’action Technicolor

Plus récemment, Technicolor a achevé la réorganisation de ses activités créatives, avec une rationalisation de ses marques : un nom par marché. On retrouve désormais uniquement The Mill pour la publicité, MPC pour les films et séries, Mikros pour l’animation. Plus largement, la stratégie annoncée concernant les effets visuels/l’animation n’est pas une réduction de voilure mais au contraire une tendance à la croissance.

Un divorce incomplet ?

Le plan est désormais de séparer la division effets visuels du reste de Technicolor, et ainsi de l’introduire en bourse sous le nom Technicolor Creative Studio au troisième trimestre 2022.
Il faut dire que le timing boursier est plutôt bon sur le papier : cette division génère 113 millions d’euros de profits (629 millions de revenus), et les 9600 personnes employées par cette branche ont un planning 2022 déjà rempli à 67%, indique le directeur général Richard Moat. Technicolor avait d’ailleurs déjà indiqué que les studios allaient croître et embaucher. Technicolor Creative Studio se porte donc très bien.

Pour autant, Technicolor ne se séparera pas forcément totalement de ces activités, et pourrait conserver jusqu’à 35% du capital.

Richard Moat explique en outre que cette opération pourrait améliorer la cotation boursière de la maison mère : « Nous pensons que le groupe dans sa forme actuelle subit une décote car il existe très peu de synergies entre nos trois métiers », explique-t-il, les deux autres branches principales de Technicolor étant la fabrication de DVD et le secteur des maisons connectées (box télécoms/Android).

Cette opération devrait aussi permettre à Technicolor de refinancer sa dette, qui s’élève à 1,3 Md€.

Nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet dans les mois à venir. Il faudra évidemment suivre de près le profil des entités qui investiront dans Technicolor Creative Studio, et leurs objectifs à courts, moyen et long terme.

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