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DreamWorks Animation : nouvelle vague de licenciements, PDI fermé (MAJ)

DreamWorks Animation

Mise à jour : nouvelles informations en fin d’article : le nombre de licenciements s’élèverait à 500, et PDI est contraint à la fermeture.
Publication initiale le 20 janvier 2015

Une nouvelle série de licenciements est prévue chez DreamWorks Animation, selon le très informé Los Angeles Times. Plus de 350 postes pourraient être concernés.

Le studio a décidément bien du mal à trouver une stratégie efficace. DreamWorks enchaîne depuis plusieurs années échecs ou déceptions au box-office (Mr Peabody and Sherman et Les Pingouins de Madagascar dernièrement) qui plombent les finances de la société, malgré de beaux succès en parallèle (Dragons 2). Les pertes sèches liées à certains projets avaient déjà engendré des licenciements en 2013.
Depuis, le studio a continué sa stratégie de diversification, qui devrait à terme lui apporter plus de stabilité en le rendant moins dépendant des seules recettes cinéma. Rappelons aussi que Jeffrey Katzenberg, CEO du studio, a cherché sans succès à trouver un investisseur prêt à racheter la société.

Plus récemment, le studio a annoncé la promotion de Bonnie Arnold et Mireille Soria (désormais en charge de la production des longs-métrages) tandis que  Bill Damaschke se voyait écarté de son poste de Chief Creative Officer.

Ce nouveau plan de licenciements vise évidemment à réduire les dépenses, et donc redresser le bilan financier de DreamWorks. Selon le Los Angeles Times, le nombre exact de postes supprimés n’est pas encore décidé, mais les deux sources du journal s’attendent à plus de 350 personnes concernées. Les coupes concerneraient tous types de postes : animateurs, story artists ou encore personnel administratif.
Actuellement, le studio de Glendale compte environ 2200 employés.

Mise à jour du 23 janvier 2015 : Nous apprenons qu’en plus de la vague de licenciements, DreamWorks Animation a décidé de fermer sa branche PDI. C’est une page historique de la 3D qui se tourne : PDI (Pacific Data Images) avait été lancé en 1980, et était un des pionniers de la 3D. Après avoir travaillé sur des publicités, logos ou clips, PDI s’était associé à DreamWorks en 95 pour la réalisation de FourmiZ ; DreamWorks Animation avait alors acheté 40% des parts de PDI, avant d’absorber totalement la société en 90.
Aujourd’hui, PDI/DreamWorks semble donc être au bout du chemin, sacrifiée pour permettre au studio de redresser la barre.
Eric Lyman, CG Modeler/Technical Artist, a mis en ligne un article sur l’annonce et son expérience sur place.

DreamWorks Animation a communiqué sur le sujet en annonçant que 500 suppressions de postes étaient prévues, et non 350 comme l’indiquaient les premières fuites.
Les licenciements au sein du groupe DreamWorks Animation seront étalés sur 2015-2016.
DreamWorks Animation annonce aussi réduire son rythme de production, avec 2 films par an et non plus trois. Chaque année, le studio lancera une suite et une nouvelle histoire. (Rappelons que Kung-Fu Panda, Dragons, Les Croods ont des suites en cours de production).

Cette restructuration s’accompagnera de charges exceptionnelles (coûts liés aux licenciements) de 290 millions de dollars environ. Ces frais impacteront principalement le trimestre fiscal qui s’est terminé au 31 décembre 2014.

Sur Twitter, Thad Beier, qui se présente comme le second employé historique de PDI, se dit « dévasté » par l’annonce. Même s’il n’était plus un employé (il fait partie de Dolby), PDI représentait pour lui « un endroit magique, un nombre énorme d’amis, de grandes innovations ».

PDI avait par exemple créé les effets du film Black or White de Michael Jackson. En 1991, il s’agissait de la pointe de la technologie.

Voici également la démoreel de 1983 de PDI :

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