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Sabo, la réalité virtuelle jusqu’au bout des orteils [Laval Virtual 2022]

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Se déplacer en réalité virtuelle est un défi : la téléportation est fonctionnelle mais peu naturelle dans l’absolu, le déplacement physique dans le monde réel demande de la place ou une bonne dose d’astuce (comme chez BackLight qui réussit à tromper les sens et à donner le sentiment de grands espaces dans des salles réduites).

Plusieurs dispositifs ont donc été mis au point au fil des ans pour tenter de proposer d’autres approches. On pourra citer Cybershoes avec ses semelles à rouleaux, le 3DRudder qui se place sous les pieds et que l’on incline/fait pivoter, le Kat Loco / Loco S et ses capteurs aux chevilles pour avancer en marchant sur place, sans compter les multiples systèmes combinant une surface glissante et un harnais.

Kat Walk C, Cybershoes, Kat Loco S, 3DRudder : quatre exemples de systèmes de déplacement en VR

C’est dans ce contexte qu’intervient Sabo, une nouvelle alternative conçue par Robin Exbrayat. Dans le cadre de ses études au sein de l’École de design Nantes Atlantique, il a créé un prototype de contrôleur situé au niveau du pied. En posant le pied au sol puis en le bougeant ou en le pivotant, un joystick et un gyroscope captent les mouvements du pied qui sont retranscrits en déplacement dans l’application de réalité virtuelle. Un système de clic est aussi présent, ce qui permet de déclencher des actions.

https://www.youtube.com/watch?v=Et1GX4rWl28

Comme tout système de locomotion VR, le Sabo demande un petit temps d’adaptation, mais il est relativement intuitif. La démo que nous avons pu tester montrait assez bien l’intérêt du concept, qui permet par exemple d’avancer dans une direction tout en regardant ailleurs (utile dans un jeu d’action ou d’exploration). En outre, ne plus gérer les déplacements avec les mains permet de les utiliser pour d’autres actions durant les mouvements.
De quoi révolutionner les déplacements VR ? Malheureusement non : chaque solution a ses avantages et défauts, et Sabo ne fait pas exception. Il ne reproduit par exemple pas le mouvement de la marche, et demande un temps d’adaptation pour gagner en précision. Il est de toutes façons peu probable qu’une approche unique parvienne à s’imposer dans les années à venir.
Reste que Sabo a des avantages intéressants : un dispositif compact, utilisable debout ou assis, qui nous semble plus versatile que les Cybershoes.

Projet étudiant oblige, Sabo est avant tout un prototype. Robin Exbrayat réfléchit à une possible commercialisation, mais à ce stade rien n’est annoncé. Nous vous tiendrons évidemment au courant des évolutions potentielles.

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