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Interview : Antoine Gouy – Mark Guilty, projet CrossMedia


3DVF : Antoine, peux-tu te présenter rapidement ainsi que l’équipe avec qui tu as conçu «Mark Guilty» ?

 

Antoine Gouy : Je suis donc «Antoine Gouy». Je suis diplômé d’un «Bachelor en conception d’image numérique» et d’un «Master réalisation et direction artistique en animation 3D» à «l’ESIA3D», école de l’image de Lyon. J’aurais tendance à me présenter comme «infographiste généraliste», mais je suis plus à l’aise dans la création de décor et la gestion de projet. Durant mes études, j’ai un peu touché à tout ; jeu vidéo, application smartphone, audiovisuel, web, management, j’ai même créé une junior-entreprise. Mais surtout je n’ai jamais oublié de prendre le temps de gribouiller pour moi-même. Enfin, j’y ai découvert ce que je considère comme mon plus grand plaisir dans ce que je fais, qui est, et restera, toute la phase de mise en route d’un projet. Voir et aider, une équipe à se rencontrer, à apprendre, à travailler d’un seul dans un même élan, et dans l’unique but de cracher ses tripes dans un projet, c’est le pied !

Plus d’informations sur ce projet
sur le site officiel de Mark Guilty

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé sur «Mark Guilty : Dulltown Cases», mon projet de fin de Master. L’équipe qui s’est retrouvée embarquée dans l’aventure a apporté toute son énergie et a véritablement joué le jeu. Tout d’abord les infographistes, «Frédérique Barbant», «Jérôme Hector» et «Sébastien Vallart» validant leur Bachelor à «l’ESIA» avec ce projet ; notre compositeur, «Erwann Chandon», jeune musicien freelance qui a apporté son talent sur «Mark Guilty» ; notre sourd designer, «Alexandre Perrier», freelance qui a travaillé sur le mixage son et s’est occupé de capturer les voix de nos acteurs : «Pierre-Yves Poudou», «Antoine Amblard», «Maxime Mansion» et «Christian Cann» dont les trois premiers sortent de l’ENSATT, école d’acting de Lyon ; notre scénariste et co-auteur, «Sven Jacquet», professionnel de son état qui nous apporte son aide en tant que consultant à temps plein sur ce projet.

Tous ont véritablement apporté leurs tripes et leurs expertises dans ce petit concept que j’avais mis sur pied. Et encore, j’oublie toutes les participations indirectes qui nous ont permis de mener notre idée où elle se trouve aujourd’hui.

 

3DVF : Justement, peux-tu nous faire présenter le projet et nous présenter l’univers ?

 

AG : «Mark Guilty», à l’origine, c’est un projet étudiant dans une école d’animation nécessaire à une partie de l’équipe pour passer leur diplôme. C’est aussi, un projet transmédia alliant une série d’animation et une application interactive, style «Point’n’Click», qui participe au cluster de projet : le «Transmédia Immersive University». Mais surtout, «Mark Guilty : Dulltown Cases», a pour ambition d’atterrir sur le marché d’une manière ou d’une autre et donc, d’être le plus «pro» possible, voir «pro» tout court. Il nous a fallu trouver les ressources nécessaires pour aller au-delà de la création d’un court métrage étudiant et sortir gagnant des passages difficiles et obligatoires dans la vie d’un projet de ce type.

 

Ce n’est qu’en prenant la main sur le projet avec mon équipe d’infographistes, avec de longs brainstormings, que de fil en aiguille, le projet allait devenir ce qu’il est; comme quoi, on est toujours plus intelligent à plusieurs… «Mark Guilty : Dulltown Cases» conte le quotidien d’un avocat véreux, œuvrant pour des clients condamnés d’avance, dans un univers loufoque, mais toujours très adulte, inspiré d’une iconographie sixties et des jeux «LucasArts» des années 90.

 

 

3DVF : Peux-tu maintenant nous présenter le personnage de Mark Guilty ?

 

AG : Notre avocat est né de l’envie de mettre en scène un personnage asocial, ambivalent et avec des repères moraux différents du joueur.

 

L’idée n’est pas neuve que celle de décrire un pan de notre société en racontant le parcours d’un personnage allant à l’encontre celle-ci. Mais nous avions ici envie de mettre un joueur face à des choix immoraux pour lui, et que ce dernier, au-delà de provoquer de l’humour, réserve une sous-couche de réflexion et de questionnement au spectateur. Le mauvais garçon qu’est «Mark Guilty» été une ligne directrice pour nous du début à la fin.

 

 

Mais notre héros n’est pas seulement le stéréotype du salaud. Il était plus qu’important pour nous de creuser les failles du personnage, aussi cynique soit-il, pour le rendre bien plus attachant que repoussant. Enfin, c’est un peu comme pour toute production, le personnage principal reste le plus difficile à définir et il ne serait pas étonnant que je puisse vous en donner une nouvelle définition d’ici quelques mois.

 

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