UP (La Haut), Le nouveau Long-Métrage Pixar / Disney

Pixar UP

La personnalité des personnages n’a pas échappé à cette règle…

Bob Peterson : « Pour le personnage de Carl, par exemple, je me suis souvenu de mon grand-père irlandais. Il adorait nous raconter des histoires. Il avait été élevé dans la campagne de l’Ohio et il avait mille anecdotes sur sa vie à la ferme ou l’école de son époque. Ses histoires m’ont marquées et nourries. Elles sont comme des références pour moi. J’adorais mes grands-parents et ce qu’ils m’ont transmis a donné naissance à quelques belles idées. » À travers le même processus affectif, le légendaire animateur de chez Disney Joe Grant, qui fut le mentor de Pete Docter, a aussi inspiré certains aspects de la personnalité de Carl. Mais pour le jeune Russell, l’inspiration est venue d’une autre direction…

 

 

Pete Docter : « Pour créer Russell, nous nous sommes simplement demandé ce qui pourrait le plus faire réagir et bondir ce vieux grincheux de Carl. » C’est ainsi qu’est né ce jeune garçon insupportablement positif, bourré d’énergie et de bonne volonté à en être horripilant, et qui ne sait jamais quand il faut s’arrêter…

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Malgré l’imagination débordante des créateurs de LÀ-HAUT, il est un des éléments clés du film qui a directement été inspiré par notre monde. Pour les mythiques chutes du Paradis d’Amérique du Sud, Pete Docter s’est inspiré des magnifiques Angel Falls et du plateau d’altitude de Tepuis situé au Venezuela.

 

Le réalisateur confie : « C’est un endroit étrange et fascinant dont je ne soupçonnais pas l’existence avant de démarrer le projet. Chez Pixar, nous aimons nous impliquer dans nos recherches et lorsque j’ai entendu parler de cet endroit coupé du monde, j’ai su que je devais y aller. Il a fallu trois jours rien que pour s’y rendre, ça a été une véritable expédition !

Vous prenez un avion, puis un autre plus petit, puis vous roulez des heures sur des pistes, puis vous prenez un hélicoptère, puis vous reprenez une jeep et enfin vous marchez. Lorsque je suis arrivé là-bas, je n’en croyais pas mes yeux. Ce plateau bordé de falaises posé dans un océan de jungle est un sanctuaire absolu. C’est comme découvrir un autre monde, et c’était le décor idéal pour notre film. »

 

Bien que les Angel Falls soient déjà les plus hautes chutes du monde avec plus de 978 mètres, les cinéastes n’ont pas hésité à élever encore celles du film à l’altitude vertigineuse de presque 3000 mètres. Pour ce qui est de la faune et de la flore du lieu, ils ont également pris quelques libertés, notamment avec l’incroyable oiseau de 4 mètres que Russell va baptiser Kevin.

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Jonas Rivera commente : « Désolé, mais personne n’a encore trouvé de bestiole comme Kevin dans cet endroit pourtant magique. On y trouve cependant toutes sortes d’animaux qui ne vivent que là. Cela s’explique par l’isolement géographique du lieu. Ce plateau est coupé du monde, bordé par des falaises qui le placent à 1000 mètres au-dessus du reste de la région. La vie y a suivi sa propre logique. C’est là qu’Arthur Conan Doyle avait situé l’action de son chef-d’oeuvre, « Le monde perdu ». Effectivement, dans cet environnement vieux de 60 millions d’années, certaines espèces disparues ailleurs – comme les dinosaures – auraient pu survivre. C’est une terre de légende et de mystère, un lieu idéal pour notre aventure.

Il y a toujours beaucoup à découvrir là-haut et c’est pourquoi Charles F. Muntz doit y aller… »

Contrairement à l’explorateur du film, les créateurs sont montés sur le plateau par le plus simple des moyens.

 

Pete Docter se souvient : « Nous avons grimpé sur près de 2 kilomètres. Il n’y a aucun chemin. Vous escaladez ces rochers, vous progressez comme vous pouvez, jusqu’au sommet. Nous sommes restés en haut trois jours, dormant dans des tentes. Nous avons beaucoup marché, observé, dessiné. Nous avons aussi fait de nombreuses photos. C’était une expérience impressionnante. Elle nous a également permis de ressentir très concrètement ce qu’un voyage dans ce coin perdu pourrait représenter pour un homme de 78 ans ! »

 

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Ce périple fut la première étape d’un voyage qui devait conduire plus de 300 artistes à vivre cette aventure à travers le travail. Tous pourraient se retrouver dans les propos de Jonas Rivera : « Ce film nous emporte ailleurs, hors de notre monde. LÀ-HAUT vous entraîne là où vous ne pouvez pas aller. Sur ce projet, ma première mission était de préserver la vision de Pete. Elle était si pure, si précise. La première fois que j’ai découvert le projet dans sa globalité, nous étions assis face à face et Pete me l’a simplement raconté. Je n’ai jamais oublié ses mots, je n’ai jamais oublié l’émotion que j’ai ressentie. J’ai tout de suite su que c’était une chance incroyable d’être associé à ce projet. Je devais le produire. Quand vous vous retrouvez plus tard avec toute la logistique en marche, le studio qui vous appuie, les gens qui sont prêts, vous ne savez pas vraiment par où commencer. C’est comme regarder le Golden Gate en vous demandant comment ils ont fait pour le construire. Mais j’étais certain que le point qui devait être préservé au-delà de tout le travail à faire, c’était la vision de Pete. J’ai réellement été content lorsque je l’ai vu, heureux, à la première projection de son film terminé. Là, je me suis dit que j’avais peut-être fait mon travail correctement. »

 


Pete Docter conclut : « LÀ-HAUT est une aventure pleine d’action ancrée dans des sentiments que nous connaissons tous. Le film vous entraîne là où vous n’êtes jamais allé. L’une des choses que nous essayons toujours de faire chez Pixar, c’est de parler d’un monde familier, habituel, mais d’une manière inhabituelle. Nous tentons à chaque fois d’aborder le monde que nous connaissons tous d’une façon que personne n’a jamais expérimentée avant. Plus que jamais, c’est ce que nous avons essayé de faire avec ce film. »

 

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