b71

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Le studio belge b71 propose des services d’animation 2D ou 3D, mais aussi effets visuels et projection mapping.

L’équipe du studio revient pour nous sur la société et ses derniers projets, ainsi que les spécificités du projection mapping.

 

Ci-dessus, projection mapping pour Land Rover, réalisé en collaboration avec ACQI.

Crédits :
Chef de projet : Xavier Boeur and Pierre Audrit Concept,
Scenario : Arnaud Yung, Simon Di Notte, Amandine Godfroid, Xavier Boeur, Anthony Cabula.
Matte Painting et assets : Simon Di Notte, Arnaud Yung, Amandine Godfroid.
3D car : Arnaud Yung, Xavier Boeur
Animation : Simon Di Notte
Lighting, Rendering, Compositing : Xavier Boeur, Julien Chandelle, Simon Di Notte.
Music and sound design : Quentin Deflandre
Aspect technique par ACQI
Evénement conçu et réalisé par Profirst

 

 

 

Ci-dessous, montage de travaux en projection mapping réalisés pour Namur en Mai 2011.g

 

 

 

3DVF : Pouvez-vous présenter b71 en quelques lignes ?

b71 : b71 est un studio spécialisé dans la réalisation de contenus animés, qu’ils soient 2D, 3D ou effets spéciaux, pour différents types de supports, télévision, cinéma, web ou encore en projection mapping.

3DVF :  Quelle est l’histoire du studio ?

b71 : À la base, b71 a vu le jour il y a 5 ans en tant que collectif d’artistes. Nous étions tous fraîchement sortis de nos études d’infographie et notre but était de nous réunir pour pouvoir réaliser nos propres créations sur notre temps libre. En deux ans de temps, nous avons perfectionné nos techniques et notre communication interne, ce qui nous a permis de faire un projet de projection mapping pour le festival Namur en Mai – notre premier projet professionnel au nom de b71.

Après ce projet, j’ai personnellement arrêté de travailler pour me consacrer à temps plein, avec l’ensemble de l’équipe, au développement de b71 dans l’optique de devenir un studio.

    En juin 2012, nous avons eu plusieurs demandes de réalisation de spots publicitaires suite à celui de Namur en Mai 2012 ce qui a donné le coup de pouce pour passer en  » Activité SMart « , sorte de couveuse de projets pour tout domaine artistique. Elle nous a permis de gérer b71 comme une entreprise (bon de commande, facture, salaire,…) tout en restant employés et donc pouvoir tester notre structure.

    L’équipe comporte une petite dizaine de membres qui ont tous investi leur temps et leur passion pour faire évoluer b71.

 

 

Spot réalisé pour le festival Namur en Mai.

 

3DVF : Quelles sont vos spécialités à l’heure actuelle ? Qui sont vos clients types ?

b71 : Comme présenté plus haut, nous réalisons du contenu animé, c’est-à-dire de la vidéo pour tout type de support. Cela va de la traditionnelle publicité TV ou sur le net à la vidéo pour affichages publicitaires ou projection mapping.
     Point de vue style, nous avons une plus grande expérience dans la 3D mais nous sommes avant tout des passionnés de l’image. Nous avons néanmoins une équipe assez polyvalente et flexible, capable de faire de l’animation 2D traditionnelle, du Motion Design, des FX et de la prise de vue réelle. Notre but est avant tout de proposer le meilleur support et style à notre clientèle en fonction de sa demande.
   

Notre clientèle de base était directement des entreprises ou des organisateurs d’événements qui souhaitaient avoir un spot publicitaire original et créatif. Maintenant, nous visons le marché des agences de communication avec comme premier résultat un projet de projection mapping organisé par Profirst pour le reveal du nouveau Range Rover Sport.

3DVF : Travaillez-vous surtout pour la Belgique, ou avez-vous également des ambitions internationales ?

b71 : La majeure partie de notre clientèle est belge mais à partir de septembre nous allons étendre notre communication à l’étranger. Nous avons déjà pu collaborer avec d’autres studios pour la conception d’effets spéciaux sur le court-métrage Soldier of Love de Fabien Dufils.

 

Projection mapping

 

3DVF : Quelle est votre perception du marché actuel, en particulier pour la Belgique ?

b71 : La question qui fâche ! Il est clair que pour le moment, avec les récents débats sur l’industrie des VFX et les annonces de licenciements et de fermeture, on aurait tendance à broyer du noir. Personnellement, j’estime que le marché existe et fournit toujours des projets de qualités, le tout est de savoir y répondre et d’y participer intelligemment. On voit également de beaux projets se réaliser et de nouvelles boites émerger.
    b71 a commencé dans le bénévolat mais parce que nous l’avions choisi. Nous devions d’abord prouver au secteur et à nous-mêmes que nous étions capables de produire en équipe une réalisation totalement professionnelle. Proposer un projet bénévolement nous enlevait d’une part la pression de l’argent, ce qui nous a permis d’être entièrement concentrés sur notre structure et notre style. Ce type de bénévolat reste tout de même un  » contrat  » c’est-à-dire qu’on attendait de notre client un retour et l’ASBL des Arts Forains nous a énormément aidés.

Ils ont beaucoup communiqué sur notre collectif lors de Namur en Mai et c’est grâce à eux que les projets se sont enchaînés. Il faut donc être à l’écoute des propositions mais également avoir le choix. C’est ce choix qui fera que vous avancez dans vos objectifs.
    Le marché, c’est aussi à nous de le faire. Nous prospectons pour trouver des projets qui nous permettent de vivre de notre passion mais quand nous n’en avons pas directement, nous créons nos propres projets. Nous avons même décidé dernièrement de consacrer une partie de l’année à nos propres réalisations, car c’est comme ça que nous évoluons.
    Maintenant, il est certain que le marché a grandement subi la crise et que certaines grosses sociétés ont des difficultés. Nous nous rendons compte que les projets sont moins nombreux et souvent avec des budgets plus faibles. À nous de nous adapter, de proposer des solutions différentes et de redonner confiance aux clients.
    En mon sens, les opportunités sont partout, quel que soit le pays ou le secteur. Le tout est de savoir quand il faut y répondre et dans quel but.

 

Namur en Mai

 

3DVF : Quelques mots sur votre workflow logiciel/matériel et sa mise en place ?

b71 : Tout d’abord, prendre le temps de bien faire sa pré-production. C’est la condition sine qua non pour un projet réussi. Nous élaborons le scénario, les concepts et enfin l’animatic et les modelsheets.
    Une fois validée, la production commence sur ces bases. Nous utilisons un workflow standard de création 3D : modelling, uv, texturing, rigging,… Les previews des animations remplacent petit à petit les plans de l’animatic sur le banc de montage.
    Les étapes s’enchaînent avec une validation constante avec le client. Nous utilisons avec lui des outils simples pour recevoir son feedback sur une demande bien spécifique. Prendre le temps d’expliquer ce qui est important à savoir sur une étape précise est un gain de temps non négligeable pour avancer sur le projet.
    Nous avons vraiment pris le temps d’élaborer notre workflow en nous inspirant de ceux rencontrés ailleurs et en l’adaptant à nos méthodes de travail. Cela nous a pris presque deux mois entiers ! Une fois bien établi, ce fut presque un gain de temps x4 que nous avons obtenu ! Il se structure autour d’une hiérarchie de dossiers précise, d’une nomenclature de fichiers et d’éléments dans nos scènes et de script interne aux programmes nous permettant d’automatiser un maximum ce workflow.
    Point de vue matériel, nous travaillons avec 3 Acer Aspire X3960 (qui sont en fait bien suffisant pour la majorité du travail), 1 HP Z600 (Merci Progiss ;)) et un MSI GT783. Certains membres viennent également travailler avec leur portable. Nous avons également un NAS de 9 Tera accessible à tous les membres de l’équipe même en dehors du studio.
    Nous comptons bientôt investir dans des HP Z1 et Z620. Le tout est correctement installé dans … mon salon, ainsi que celui de Julien Chandelle, notre responsable compositing et R&D. Ce fut la solution la plus rapide pour répondre à la demande mais de vrais bureaux nous attendent.

3DVF : Vous avez choisi une structure d’équipe permettant le télétravail. Pouvez-vous nous en dire plus ? Comment êtes-vous organisés, quels sont les avantages/inconvénients de cette approche ?

b71 : Au départ du collectif, nous ne travaillions que sur notre temps libre et chacun chez soi. Il est devenu très vite indispensable de se coordonner et de trouver des solutions pour travailler en équipe. Les deux premières décisions furent de créer un forum et d’organiser des réunions régulières (2 par mois minimum). Ces deux  » outils  » de travail ont duré pendant 5 ans et nous ont vraiment permis d’aboutir nos projets ! Nous avons également eu la chance d’être coaché par Jean-François Nivart, ami de longue date et qui est, entre-autre, coach en travail d’équipe. Cela nous a permis de mieux communiquer, de mieux comprendre l’autre et donc d’évoluer plus rapidement dans nos critiques.
    Tous les projets jusqu’au spot publicitaire de Namur en Mai 2012 ont été entièrement faits en télétravail. Ce n’est que quand nous sommes passés en activité Smart que nous avons décidé de nous installer dans un lieu pour mieux travailler. Nous avons alors investi dans un NAS qui permet toujours le travail à domicile pour certains membres. Notre objectif est maintenant de nous installer dans de vrais bureaux et d’avoir une équipe sur place pour les projets clients. Concernant les autoproductions, le télétravail est toujours maintenu pour permettre à tous de participer.
    Ce qui a été déterminant pour l’équipe en télétravail, c’est une pré-production finie et validée par tous, une base de travail identique pour l’ensemble de nos logiciels et une hiérarchie de dossier et une nomenclature utilisée par tous.

 

Projection mapping

 

3DVF : Vos travaux récents comportent de nombreuses réalisations en projection mapping. Comment abordez-vous ce type de projet ?

b71 : Les projections mapping sont vraiment un support de diffusion qui nous a séduits. Il nous permet de mettre la vidéo numérique dans le monde du spectacle et de rencontrer directement notre public. Voir sa publicité passer à la télévision est une chose mais entendre un public applaudir votre spectacle est vraiment plus intense !
   

Au-delà de l’aspect spectacle, c’est aussi un moyen de communication innovant en transformant n’importe quel objet, un immeuble comme une voiture en support de communication vivant. Il permet de donner vie à des lieux sans pour autant avoir besoin d’installer des écrans sur tous les murs.
    Quand nous avons eu l’idée de nous lancer dans cette aventure, nous avons fait appel à Jean-François Nivart qui nous a trouvé le matériel adéquat et organisé toutes les ressources nécessaires à l’installation de ce genre de projet. Depuis, nous avons été rejoint par Pierre Audrit, directeur d’ACQI, notre partenaire technique depuis 3 ans dans la réalisation de projections mapping.

Namur en Mai

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