
Afin de mieux comprendre une partie de la richesse visuelle de Kaena, voici quelques questions posées au Directeur des Lumières du film, Nicolas Belin :
3DVF : Nicolas, comment as-tu rencontré Chris Delaporte et dans quelles conditions as-tu commencé à travailler sur Kaena ?
Nicolas Belin : Après avoir bossé pendant plus de quatre ans dans la société de jeu vidéo Haiku studio (essentiellement sur les décors et scènes cinématiques de "Down in the Dumps" et de "L' île du Docteur Moreau"), j'ai été freelance pendant environ 2 ans sur divers projets de séries TV, habillage et clip (Medialab, Canal +, Digital studio, Marabu, etc.). J'ai suivi le projet de Gaina depuis le début via les salons et les trailers qui ont été présentés, mais c' est lorsque le projet est passé de la cible TVà celle de long-métrage que je m'y suis davantage intéressé.

J'ai donc rencontré Chris Delaporte et Virginie Guilleminot, et je dois dire que l'on s' est tout de suite bien entendu; d'autant plus que nous avions avec Chris des parcours similaires (Graffiti puis Jeu vidéo). La lecture du scénario m'a définitivement décidé à participer à l' aventure car l' histoire me semblait riche et abordant des thèmes assez rares pour un film d' animation. De plus, l'univers me semblait vraiment très prometteur, graphiquement parlant.
3DVF : Comment s'est fait le choix de travailler avec la version 3 de 3dsMax ?
Nicolas Belin : Le choix de travailler avec 3dsMax s'est imposé très naturellement car l' ensemble des graphistes à l'origine du projet (Chris compris) venait de l' univers du jeu sur lequel, à l'époque, Max était quasiment le seul outil utilisé; en plus on avait la chance de bien connaître le soft car la plupart d'entre nous le pratiquait depuis 3d studio 1 ou 2. Pour ce qui est de 3dsmax 3 nous avons à un moment donné décidé de ne plus changer de version, essentiellement pour des raisons de compatibilité de plugins, pour éviter les surprises des nouvelles versions pas toujours stables et aussi parce que nous obtenions le résultat graphique voulu avec cette version.

3DVF : Y a-t-il des outils ou des des fonctions qui vous manquent ou vous ont fait défaut dans la chaîne de production 3d ?
Nicolas Belin : Pour ce qui est de la lumière et du rendu, Max était vraiment l'outil adapté à ce film car il offre un rapport qualité/temps de rendu qui était pour nous inégalable. C'est vrai que parfois le développement de quelques scripts ou plugins aurait été utile, mais les contraintes de temps et d' argent faisaient que nous étions plus amenés à contourner les problèmes qu' à les résoudre par du code. Nous avions également testé Mental Ray qui était disponible sur la version 3 de Max, mais malgré une qualité indéniable, cela ne nous semblait absolument pas viable en production avec les moyens dont nous disposions.

En ce qui concerne la chaîne de production, l'arrivée d'Alienbrain (logiciel de suivi de prod.) nous a permis, en collaboration avec l' équipe de Franck Malmin, de mettre en place une chaîne de validation des plans en cours d'éclairage, ce qui nous a fait gagner beaucoup de temps.
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